Archives mensuelles : août 2014

La marche de deux petits fils de Poilus ( Suippes Bertix )

 

Du 13 au 20 août , Michel Florens et Jacques Treuille, petit fils de deux poilus du 11e Régiment d’infanterie de Montauban, traverseront la Marne, Les Ardennes françaises et l’Ardenne belge à pied pour se rendre à Bertrix ville symbole de la Bataille des frontières.

C’est pour rendre hommage à leurs grands-pères, dont un a disparu, celui de Jacques, dans les bois de Luchy qu’ils se sont lancés ce challenge. En effet Jean Marie Treuille âgé de 23 ans, est tombé sous les balles allemandes dans la forêt de Luchy et son corps n’a pu être identifié.

Le grand-père de Michel, Jean Florens a été plus chanceux car placé en arrière-garde de ces combats. Il a survécu à la guerre.

150 km de périple sur les traces de leurs aïeuls. ils refont le même parcours. Sur cette même page vous suivrez leur périple. Leur arrivée se fera sur la grand-place de Bertrix ou devant la Maison communale normalement le 20 août 2014.

Ce périple est placé sous les auspices du Centenaire de la Grande Guerre.

Article de La Dépêche du midi en suivant ce lien.

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Mise à Jour le 14/08/2014

Départ le 13 août du camp de Suippes destination Cernay-en-Dormois nous avons traversé tous les village et particulièrement Massiges où nous avons salué  notre ami Albert ainsi qu’Eric Marchal le président de l’association de la Main de Massiges nous avons visité le site ; il met à jour une vraie page d’histoire.
Avant de quitter Suippes nous sommes allés rendre hommage à Auguste Londios, le grand-père de Londios international de rugby et ancien joueur de l’US M champion de France de 1967.
Notre périple de plus de 25 km s’est déroulé sous la pluie.
À la vue du clocher de l’église de Cernay-en-Dormois nous étions rassurés les jambes avaient tenu et les bonhommes aussi.
Aujourd’hui nous effectuons le même trajet  jour pour jour que le grand-père, nous allons de Cernay-en-Dormois jusqu’à Grandpré Buzancy, la suite demain.

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Mise à Jour le 17/8

La première étape entre le Camp de Suippes et Cernay-en-Dormois s’est déroulée sous la pluie.
Les étapes suivantes ont été plus agréables mais la topographie du terrain a changé. Plus accidenté il offre toutefois des paysages somptueux.
A Buzancy nous avons salué comme l’avais fait le même jour il y a cent ans André Mitelhauser alors adjudant du 11 eme RI et par la suite brasseur de Montauban la statue du Général CHANZY.
Dans ses courriers avec ses parents Maurice CASTELLA marchand de biens sergent également au 11 eme parle de cette rencontre avec ce monument.
Ce soir nous avons atteint la ville de MOUZON et notre compteur de marcheur approche les 90 km.
Nous ne sommes plus qu’a quelques km de la frontière que nous franchirons demain…
Nous devrions atteindre BERTRIX le 20 août en fin de matinée.

 

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Mise à Jour le 18/8/2014La frontière est  franchie  le 17 Aout à midi 😉

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Hommage franco-belge aux cadets de Gascogne et du Quercy.

Quelques photos des cérémonies du  5 Aout 2014 à Montauban qui marquent le début des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale dans le département.

Jean-Michel Baylet, président du conseil général de Tarn-et-Garonne, Marie-Dolores Martinez-Pommier, secrétaire générale de la préfecture, le colonel Lambin-Bernot, commandant de la base de défense de Montauban-Agen, mais également, du côté belge, Jean-Louis Courtois de Viçose, consul de Belgique, Anne Laffut, bourgmestre de Libin et Roger François, bourgmestre honoraire de Bertrix ont commémoré, main dans la main, le sacrifice des combattants.

Voir l’article de la Dépêche du Midi en cliquant sur ce lien.

 

Cent ans déjà je ne vous ai pas oubliés.

 

1914, 100 ANS DEJA, JE NE VOUS AI PAS OUBLIES

Christian Beth raconte l’histoire de ses grand-pères :
– Jean, de Toulouse, classe 1907, fait son service à Cahors au 7éme RI, il est en manœuvre à l’ouest de Cahors, avec ses Copains Barel, Bernadou, Girma, Gardes, Jean, Latournerie, Marallac, Lavigne, Mégard, Mouailles, Seré, Vignard comme le témoignent des photographies,
– Léonce d’Auch, s’engage à 18 ans en 1909 et fait son instruction militaire au 18éme RA à Toulouse.

Alors qu’ils ont une vie agréable, en Août 1914 ils vont combattre tous deux dans le 17éme Corps d’armée, Jean est dans le 7éme RI, à la 10éme compagnie, Léonce au 57éme RAC à la 10éme batterie. Ils participeront aux batailles de Bertrix, Thélonne, la Marne, combattront en Argonne, en Artois… Jean photographe amateur a laissé beaucoup de souvenirs photographiques, de courriers que leur petit-fils présente.
Ils auront la chance de revenir à Toulouse à l’été 1919, Jean civil, Léonce militaire. Heureux dans leur travail, ils vivront une belle époque jusqu’au jour où à nouveau des « nuages d’est » obscurciront le ciel …

Contacter l’auteur pour l’achat du livre : Christian.beth@orange.fr

 

LivreBeth*Cliquez pour agrandir l’image

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Laurent Ségalant   Mourir à Bertrix

Le 22 août 1914, le 17e corps d’armée de Toulouse connaît son premier combat, à Bertrix, dans les Ardennes belges. Les Ariégeois, Tarn-et-Garonnais, Gersois, Lot-et-Garonnais, Haut- Garonnais, Lotois y subissent une défaite écrasante.
Il s’agit donc de raconter une journée historique, une expérience unique et très intime pour plus de 30 000 combattants : le baptême du feu.
Cette tentative pour approcher une expérience si peu communicable est assise sur les témoignages de ceux qui ont vécu cette terrible journée, six heures de combat sur un tout petit front de 6 km.
Chacun découvre en instantané, loin des clichés de la propagande, la nature de la Grande Guerre : un ennemi invisible sur un champ de bataille saturé de projectiles, une mort anonyme et statistique où la valeur personnelle du soldat n’a aucune influence. C’est la rencontre avec une guerre déshumanisée.
Parler de cet épisode de la bataille des frontières, c’est aussi dresser un bilan de phénomènes uniques à ce stade du conflit : Record de tués, banqueroute sanitaire, prisonniers en masse, exactions sur les civils belges, fugitifs en errance entre les lignes, campagne de presse anti-méridionale.
L’ouvrage est une tentative d’accidentologie historique, établissant que la catastrophe ne fut pas fortuite, mais produite directement par la pensée militaire dominant à l’époque.

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